L’Illusion conjugale de la compagnie Antéros en Novembre 2012

L’Illusion conjugale se joue en ce moment au Teamtheater Tankstelle à Munich. La Première a eu lieu le 3 octobre en Allemand mais bien d’autres dates suivent en Français, la Première aura lieu le 9 novembre.

Retrouvez ensuite la pièce aux dates suivantes toujours en Français :
10 novembre
14 – 17 novembre
21 – 24 Novembre
28 – 30 Novembre
À 20h

Réservations par téléphone 089/260 43 33 ou sur le site http://www.teamtheater.de

J’ai recueilli pour vous les propos de la fondatrice de la troupe Petra Maria Grühn et de l’actrice principale de la pièce Marie Nebel qui joue le rôle de Jeanne (à lire sous le résumé de la pièce).

Un portrait croisé qui nous permet une première approche de cette pièce à découvrir, bonne lecture et bon théâtre !

Résumé de la pièce :
« Éric Assous dessine dans L’ILLUSION CONJUGALE un portrait réaliste du couple et de „ses petits arrangements“. Sous sa plume piquante et ironique, il souligne avec finesse les univers qui se craquellent, les apparences qui se fissurent, et révèle les petites névroses ordinaires à travers un jeu de répliques délicieusement perfides. L’ILLUSION CONJUGALE a été nommé cinq fois aux Molières 2010 et a valu à son auteur le Molière de l’auteur francophone vivant.»

Les propos de Petra-Maria Grühn, directrice de la Compagnie Antéros

Souhaiteriez-vous vous présenter aux lecteurs en quelques lignes ?

J’ai eu ma formation de comédienne à l’école de théâtre Otto Falckenberg à Munich avant de jouer sur les scènes du Staatstheater Stuttgart, des Münchner Kammerspiele et du Schauspielhaus Bochum. Mais j’ai également joué devant la caméra pour de nombreux téléfilms et longs-métrages, par exemple « Frau Gegenüber » de Hans Noever et « Rheingold » de Niklaus Schilling.

Souhaitez-vous parler de la Compagnie en quelques lignes ?

J’ai fondé la Compagnie Antéros en 1992 à Paris, où j’ai vécu et travaillé pendant huit ans. La compagnie m’a permis de passer à la mise en scène. En 1994, j’ai quitté Paris pour reprendre la direction du Teamtheater Tankstelle à Munich. Mais l’envie de produire des pièces en langue française m’est restée. Depuis la saison 2011, notre compagnie propose aux amis du théâtre francophone de Munich des spectacles en français.
Souhaitez-vous parler de la pièce « l’illusion conjugale », pourquoi l’avez-vous choisie?

« L’illusion conjugale » d’Éric Assous est notre deuxième production française. C’est une comédie très habilement écrite, avec beaucoup d’humour et d’ironie, et je pense qu’elle plaira autant au public allemand que français.

Des projets dont vous souhaiteriez parler ?

Je suis fière de vous annoncer notre prochaine production, prévue pour l’automne 2013 : « Le Dieu du Carnage » de Yasmina Reza. Marion Bierry, qui est actuellement à l’affiche au Théâtre de Paris avec « Le Tartuffe » de Molière, en signera la mise en scène.

Pour permettre aux lecteurs de vous découvrir un peu plus, souhaitez-vous partager le top 3 de vos pièces favorites ?

Au lieu de nommer trois pièces, je voudrais mentionner trois metteurs en scène qui incarnent trois approches esthétiques différentes et qui ne cessent de me surprendre et passionner : Simon McBurney, qui a fondé la compagnie de théâtre britannique Théâtre de Complicité, puis Robert Lepage, metteur en scène québécois et enfin Peter Brook, metteur en scène anglais et directeur du théâtre Bouffe du Nord à Paris.

Les propos de Marie Nebel qui a le rôle de Jeanne dans L’Illusion conjugale

Pourriez-vous vous présenter en quelques lignes ?

J’ai commencé mon parcours de comédienne assez tard. J’ai d’abord travaillé comme graphiste au sein d’un grand groupe à Paris. Le théâtre me titillait depuis longtemps mais je n’écoutais pas cette envie. Et puis un jour, grâce à mon mari qui m’a poussée, je me suis lancée. J’ai quitté le monde de l’entreprise qui était devenu trop étouffant et je me suis inscrite dans une école de théâtre où j’ai étudié 4 ans, 4 années palpitantes. Dès que j’ai appris que nous allions nous installer à Munich en 2008, j’ai été prise de panique pensant que je devrais renoncer au théâtre puisque je ne parlais pas l’allemand. Mais Ô surprise, je découvre qu’à Munich on peut faire du théâtre en français. J’ai donc rejoint l’une des nombreuses troupes françaises, le Théâtre Jean Renoir, où j’ai participé à quelques projets. Puis il y a un an et demi, j’ai fait la rencontre de Petra-Maria Grühn, directrice de la Compagnie Antéros et du Teamtheater, qui avait déjà en tête de produire des pièces en français. Le courant est bien passé entre nous, elle m’a fait confiance. J’ai pu participer jusqu’à maintenant à ses productions françaises et je lui suis infiniment reconnaissante.

Pourriez-vous nous parler de votre rôle dans la pièce l’Illusion conjugale ?

J’interprète le rôle de Jeanne, l’épouse plus ou moins fidèle de Maxime. C’est un rôle très plaisant dans la mesure où chaque femme peut se retrouver en Jeanne. Une logique féminine, des pensées viscérales, les attentes que l’on a auprès de son partenaire. Ce rôle est particulièrement jubilatoire parce qu’on dit et fait des choses sur scène que l’on n’oserait jamais faire dans la vie. L’humour de cette pièce est basé sur le réalisme frappant des personnages, leur « humanité ». On s’amuse beaucoup en décortiquant leur psychologie.

Mais j’avoue rencontrer des difficultés de comédienne, même si je me sens proche de Jeanne, nous sommes toutefois très différentes. Jeanne est une femme très forte, dominante, séduisante et sûre d’elle-même. C’est un vrai challenge d’aller chercher en soi ces traits que je n’utilise pas forcement dans ma vie personnelle. Vincent Kraupner, le metteur en scène de « L’illusion conjugale », me pousse vers une partie de moi-même que je sollicite rarement. C’est difficile, parfois un peu douloureux mais passionnant!

Pour permettre aux lecteurs de vous découvrir un peu plus, souhaitez-vous partager le top 3 de vos pièces favorites ?

Je trouve toujours difficile de répondre à cette question. Je ne classe pas ce que je vois. Il y a des pièces qui m’ont marquée pour des choses particulières et qui continuent de résonner. Ce ne sont pas forcément les grandes pièces ou les grands auteurs mais souvent, c’est un détail qui reste et qui interpelle. Une phrase, un échange, ou même un accident qui va faire avancer la pièce de façon inattendue.

J’ai vu il y a quelques années dans une toute petite salle à Paris une pièce qui s’appelait « Sushis variés ». Cette pièce avait été montée par des comédiens fraîchement sortis de l’école, c’était un ensemble de 8 saynètes où l’on voyait des couples au restaurant déclarer leur flamme, s’avouer des fantasmes, régler leur compte, etc. Le dialogue, écrit par l’une des comédiennes, était cru comme des sushis ! C’était divinement interprété par des acteurs très prometteurs. Même si la mise en scène présentait parfois quelques maladresses, j’ai été touchée par la révélation et la naissance du talent de ces comédiens pour la première fois sur scène. C’était très émouvant.

Dans un autre registre, j’ai été renversée par le spectacle « Cabaret » et particulièrement par Claire Pérot et son interprétation incroyable de Sally Bowles.

Et enfin, j’ai beaucoup aimé « Burn Baby Burn » mais là je ne dois pas être très objective, parce que j’ai participé au projet. Et là encore, j’ai assisté à une belle naissance !

Nous les remercions toutes deux ! Si vous souhaitez en savoir plus sur la compagnie Antéros, retrouvez leur site ici.

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