Août 2010

Les participants ont choisis dans un premier temps Le joueur d’echecs de Stefan Zweig:

La rencontre autour de cet ouvrage aura lieu fin août.

Rappel du résumé :
Prisonnier des nazis, Monsieur B., en dérobant un manuel d’échecs, a pu, à travers ce qui est devenu littéralement une folle passion, découvrir le moyen d’échapper à ses bourreaux. Libéré, il se retrouve plus tard sur un bateau où il est amené à disputer une ultime partie contre le champion Czentovic. Une partie à la fois envoûtante et dérisoire… Quand ce texte paraît à Stockholm en 1943, Stefan Zweig, désespéré par la montée et les victoires du nazisme, s’est donné la mort l’année précédente au Brésil, en compagnie de sa femme. La catastrophe des années quarante lui apparaissait comme la négation de tout son travail d’homme et d’écrivain. Le joueur d’échecs est une confession à peine déguisée de cette désespérance.

Le deuxième choix pour les lectures d’août s’est porté sur le témoignage historique La rose blanche de Inge Scholl.

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La réunion a eu lieu le 26 août, 11 personnes étaient présentes !

Les réflexions ont surtout portées sur Le joueur d’echecs car c’est le livre qui a été lu en majorité. Nathalie est tout d’abord revenu sur l’histoire en la résumant. Quelques personnes n’ayant pas lu le livre, le fait d’en refaire un résumé oral était intéressant avant de nous pencher sur d’autres réflexions.

Le premier débat a concerné les faits : quand est-ce que se passe la scène du bateau ? Il me semble que finalement nous nous sommes mis d’accord pour « entre 36 et 40 ».

Ensuite nous avons fait un tour de table pour que chacun puisse faire partager ses reflèxions et éventuellement amener d’autres débats :

« cette histoire est faite de retournements incessants » nous dit Sandrine. Les personnages principaux alternent sans cesse et le lecteur se passionne justement grâce à ces changements perpetuels : on s’interresse tout d’abord à ce premier joueur d’echec si mystèrieux au début, décrit comme un « a-sociable », une « machine à jouer aux echecs », pour ensuite glisser vers un autre personnage qui devient peu à peu le « principal » à son tour… Finalement, on se rend compte que le narrateur est en fait oublié en tant que personnage, on voit l’histoire par ses yeux mais il ne tient pas de rôle au-delà.

Au fil du roman les deux joueurs d’echecs apparaissent complétement décalés l’un par rapport à l’autre. Face à cette « machine à jouer », ce champion malgré lui car il n’est pas décrit comme très intelligent, on trouve ce second personnage qui s’est retrouvé piègé par la cruauté humaine jusqu’a sombrer dans la folie, caractérisant son humanité au contraire.

Le thème de la folie nous a également passionné. C’est un thème qui est amené de manière indirecte, le lecteur ne s’y attend pas et elle est mise en situation, c’est ce qui est fascinant car on a l’impression de pouvoir la vivre. Le récit est très court et très intense, ce qui donne l’impression de pouvoir sentir le personnage glisser dans la folie jusqu’à ce qu’il ne puisse plus rien contrôler.

Quoiqu’il en soit c’est toujours les échecs qui font se révéler la nature des personnages, c’est là qu’ils deviennent extrêmes, qu’ils ne contrôlent plus rien.

Note attribuée à l’ouvrage : 8,8 / 10

Nous avons aussi évoqué La rose blanche que Thomas avait lu 🙂

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