Portrait d’Expat – Rencontre avec Marion

« Portrait d’Expat » est une série d’articles issues d’interview avec des expatriés vivant à Munich. Ils nous confient quelle était leur idée de la vie à Munich en arrivant et comment celle-ci a évolué au fil du temps.

Aujourd’hui, rencontre avec Marion pour nous parler de sa vie d’expat à Munich, où elle vit depuis 11 ans avec sa petite famille !

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Qui je suis

Je m’appelle Marion, je suis mariée et j’ai deux petites filles de 4 ans et 2 ans et demi. Je travaille comme ingénieur chez ArianeGroup sur le prochain lanceur spatial européen ARIANE 6.

Pourquoi je suis partie, ma situation en partant, mon état d’esprit

Je venais de faire une année d’étude en Angleterre et je voulais poursuivre la découverte des langues étrangères et surtout d’autres cultures.

On cherchait du travail avec mon copain sur Munich, Vancouver ou Montréal et il a trouvé en premier à Munich, je l’ai donc suivi. On avait tous les deux fait allemand première langue. Il avait déjà vécu un an là-bas, et j’y avais fait un stage.

C’était pas un grand saut dans l’inconnu, on appréciait la ville, mais surtout c’était juste pour 2 où 3 ans avant de partir découvrir un autre pays… Ça fait 11 ans qu’on est là ! 

Mon image de la vie à Munich avant de partir

Je connaissais surtout la Studentenstadt, l’Englischer Garten et les baignades dans le Eisbach. Je trouvais la vie étudiante décontractée et je me sentais en sécurité dans cette ville, propre, où les journaux sont libre d’accès dans la rue, où les métros n’ont pas de barrières. 

English Garten

Combien de temps j’ai mis à trouver un travail/stage en arrivant et comment j’ai trouvé

Je suis allée à un forum des entreprises au MOC, dans le Nord de Munich environ deux mois après notre arrivée. Il y avait pleins d’étudiants qui cherchaient des stages, c’est d’ailleurs l’un d’eux, un copain de promo, qui m’avait donné l’information sur ce salon.

J’ai distribué quelques CV, et j’ai eu un bon contact avec une entreprise de sous-traitance qui s’installait en Bavière. J’ai signé chez eux deux semaines plus tard. Ils m’ont offert un job chez Eurocopter (Airbus Helicopters) à Donauwörth. Je me suis pris une carte d’abonnement chez Deutsche Bahn et j’ai commencé les allers-retours. 

Combien de temps j’ai mis à trouver un hébergement et comment j’ai trouvé

En débarquant à Munich, on a commencé par sous-louer un appart, grâce à une copine allemande qui avait un petit job d’étudiante dans une boîte d’immobilier.

Une fois sur place, je me suis mise à guetter les annonces sur Immoscout & co. J’ai fait 5/6 visites et on a trouvé un appart dans Maxvorstadt, quartier très vivant derrière l’université technique. 

Maxvorstadt

Ma plus grosse galère en arrivant, et comment j’y ai fait face

J’ai pas le souvenir de grosses galères, mais des situations où on est dépassé par la langue, comme le jour où il faut choisir une sécurité sociale, par exemple. J’ai signé en me disant, « bon ça doit pas être tellement pire ici qu’ailleurs », mais j’étais largué en fait !

Ou bien les premiers mois de boulot, où à la pause midi on cherche même plus à suivre les conversations parce que bon, mince pour nous aussi c’est la pause..!! Mais avec le temps, ça s’arrange ! 

Ce que j’ai le plus aimé en arrivant

La place de la nature en ville, vous pouvez faire des barbecues au bord de l’Isar, qui ressemble plus à une rivière qu’à un fleuve. Vous pouvez vous baigner dans le Eisbach, ou faire du vélo dans l’Englischer Garten ou le Perlacher Forst, déguster un Brezel et une bière désaltérante dans les nombreux Biergarten. J’aime aussi cette ville à la culture marquée et aux traditions bien vivantes. Regardez les jeunes sortir le week-end en Dirndl et Lederhose ! 

Ce que j’aime le plus maintenant

Je trouve la qualité de vie très appréciable. En tant qu’ingénieur, les gens commencent leur journée de travail un peu plus tôt qu’en France mais ne sortent pas à des heures folles,  ils savent garder du temps pour eux et leurs familles. En général, c’est moi qui les choquent en travaillant à plein temps avec de jeunes enfants!

En ce qui concerne Munich, j’aime l’ambiance de la ville qui change avec les saisons. Le printemps pour les sorties à vélos et les vides greniers, l’été et les hugos en terrasse de café, les parcs bondés, les baignades dans les lacs avec vue sur les Alpes, les sorties dans les Freibad avec le panier de pique-nique comme si on allait à la plage, l’automne et l’effervescence dans la ville liée à l’Oktoberfest, les défilés d’enfants avec leurs lampions à la Saint Martin, l’hiver avec la neige, les sorties ski en week-end et les marchés de Noël à chaque carrefour. 

Mon coup de coeur à Munich

Entendre mes enfants parler allemand comme des petites munichoises (mieux que je ne pourrai jamais) avec les gens dans la rue. Ça me laisse baba ! Et rien que pour ce cadeau qu’on leur a fait, je n’ai pas envie de quitter Munich. 


Plus terre à terre, si l’on peut dire: la structure en verre du parc olympique qui flotte dans les airs comme un grand drap. 

Mon (mes) conseil(s) à ceux qui viennent habiter Munich

Naviguez dans Munich à vélo plutôt que en métro, ça permet de découvrir la ville bien plus vite. Il y a pleins de quartiers sympa à découvrir ! On se crée une carte mentale bien mieux qu’en sortant de terre ponctuellement ! Allez découvrir les lacs et les randos en montagnes ! Un régal en été comme en hiver ! 

Ce qui m’agace le plus dans ma vie d’expatrié à Munich

L’étroitesse de l’espace privé dans la rue: les gens se collent à nous. Ils sont un peu rudes parfois, on a l’impression qu’après nous avoir bousculer, ils attentent des excuses ! Mais avec le covid, les choses changent. 

Ce qui me manque le plus de France

La nourriture française si variée, le temps de l’apéritif et le plaisir de la dégustation. Je suis toujours ébahie quand des allemands ouvrent un paquet de chips après le repas..??!

Un lieu une activité que j’aime particulièrement faire en famille à Munich / aux alentours de Munich

  • Monter au Herzogstand (en téléphérique en famille) pour surplomber le lac de Walchensee
  • Aller au bergtierpark près de Aying pour aller voir les biches et laisser les enfants jouer dans leur superbe salle de jeu, ou bien dehors dans leur parc d’extérieur. 
  • Ramasser des marrons dans les parcs et aller nourrir les biches du Hirschgarten avec les enfants. 

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Merci Marion d’avoir participé ! On peut retrouver Marion dans la compagnie des Camaïeux.

Vous êtes expat et aimeriez être interviewé ? N’hésitez pas à me contacter, chaque histoire est passionnante !

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Voyage en voiture vers la Suède

je vous emmène pour une petite découverte de la Suède. Nous sommes partis en voiture de Munich pour Helsingborg, avant de rejoindre un petite île « Hanö » au sud de la Suède puis Trosa vers Stockholm. Un joli périple en famille avec notre bébé de 8 mois !

Munich – Helsingborg: c’est 2 jours de route en prenant le ferry de Puttgarden à Rødby. Nous avons fait une pause pour passer la nuit vers Hanovre.

Helsingborg

Helsingborg est une petite ville sur la côte sud de la Suède avec un centre ville sympa. Le château un peu en hauteur donne du caractère à cette petite ville côtière.

Il y a un nouveau quartier en bord de mer qui donne accès à des restaurants avec des menus abordables pour déjeuner. Attention, aller au restaurant en Suède coûte assez cher ! L’un des plus populaires pour manger des fruits de mer est Sillen & Makrillen, il est possible de réserver directement sur leur site.

Helsingborg

Hôtel de ville à Helsingborg

Helsingborg

L’île de Hanö

C’est une excursion parfaite avec des enfants. On en fait vite le tour et chacun peut s’y promener librement, il n’y a pas de voiture ce qui rend les promenades vraiment agréables.

Pour s’y rendre on prend le ferry à partir de Nogersund. La traversée prend une petite demie heure.

Nous avons dormi sur place, dans l’auberge de jeunesse de l’île, mais on peut aussi faire l’aller-retour sur la journée.

Carte de Hanö – Suède

Bönsäcken

Village de Hanö

Trosa

Avec un bébé, durant ce voyage nous voulions rester une semaine vers la mer, dans un lieu assez calme mais aussi proche d’un joli village. Pour nous, Trosa a été l’endroit parfait.

Le village est superbe, on ne se lassait pas d’aller s’y balader. C’était assez animé tout en étant calme aux alentours du centre. Nous avons aussi pu facilement nous rendre sur une petite plage pas loin.

Trosa

Trosa

Trosa Församlingshem

Château aux alentours de Trosa

Si vous planifiez des vacances en Suède, vous pouvez utiliser le Guide du Routard pour vous aider:

Ou le Lonely Planet

« Chagrin pour soi » au Teamtheater

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Bonjour à tous,

retrouvez au Teamtheater, la pièce de Sophie Forte et Virginie Lemoine « Chagrin pour soi ». Je suis allée la voir ce mercredi et j’ai passé une superbe soirée !

C’est une histoire bouleversante d’un chagrin d’amour, dans laquelle chacun pourra certainement se retrouver. Nous traversons les phases qui accompagnent la rupture avec le personnage principal, parfois très tristes mais on passe vite de la tristesse au fou-rire lorsqu’entrent en scène les personnages secondaires. Un très bon moment au Teamtheater !

Résumé de la pièce:

« C’est l’histoire d’un chagrin. Un gros chagrin. Un chagrin d’amour. Un matin, la vie de Pauline bascule: Son mari la quitte, d’une façon aussi définitive qu’inattendue. Elle a à peine le temps de s’effondrer qu’un personnage étrange et attachant se présente à elle : Œil de velours et sourire carnassier. Pauline va prendre toutes sortes d’initiatives plus ou moins loufoques pour tenter de décoller d’elle. Heureusement, elle possède des armes redoutables : l’humour et l’autodérision. »

 

Acteurs: Annick Albini-Jacob, Andreas Mayer et François Camus

Mise en scène Petra Maria Grühn Décor et costumes Manuela Müller

Reprèsentations:
Première : le JEU 7 novembre à 20 h 00
du JEU 8 au SAM 10 novembre 2018 à 20 h 00
du MER 14 au SAM 17 novembre à 20 h 00
du MER 21 au SAM 24 novembre à 20 h 00
du MER 28 au VEN 30 novembre à 20 h 00

le SAM 1er décembre à 20 h 00

Entrée : 25 euros / tarif réduit 15 euros
Réservations : par tél. au 089 260 4333 ou par mail à reservierung@teamtheater.de

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Et pendant ce temps, Simone veille !

4 femmes sur scène

Si vous suivez les nouvelles du théâtre francophone à Munich, vous aurez certainement entendu parlé des Simones. C’est grâce à l’enthousiasme de 4 femmes que cette pièce va être présentée à Munich. Un projet hors du commun puisque chacun d’entre nous a pu participer à sa réalisation en amont, par le biais d’une collecte de fonds.

Au cours des derniers mois, Annick, Guylène, Catherine et Iris se sont donné du mal pour faire connaître leur projet et s’assurer qu’il puisse voir le jour à Munich. Elles ont même organisé une soirée pour la journée de la femme le 8 mars dernier, avec leurs ambassadrices pour une lecture en avant première de la pièce.

Vous pouvez retrouver les Simones sur différents canaux: que ce soit leur site ou leur page Facebook (les liens sont au bas de l’article), elles nous font partager les coulisses de la mise en scène.

Ne ratez pas l’interview des Simones ci-après !

Evenement

Soirée du 8 mars avec les ambassadrices

Alors, cette pièce, qu’en est-il?

C’est une pièce pour nous tous: un regard sur le passé pour mieux comprendre le présent et l’avenir. L’histoire des femmes, c’est l’histoire de l’humanité.

Cette pièce nous fait découvrir avec humour l’évolution de la condition féminine en France, des années 50 à nos jours, au travers de trois lignées de femmes sous le regard historico-comique de Simone qui veille.

De scènes de la vie quotidienne en parodies de chansons, une autre façon de parler des femmes.

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Iris qui joue Simone

Rencontre avec les Simones

Nous retrouvons Catherine, Guylène et Annick pour un interview. Elles nous expliquent leur choix et les défis rencontrés lors de cette belle aventure.

Chaque actrice joue 4 personnages différents au cours de la pièce sous l’oeil de Simone (qui veille…). Simone, elle, est jouée par Iris.

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Annick, Catherine et Guylène

Pourquoi avez-vous choisi cette pièce ?

Annick: « Et pendant ce temps, Simone veille ! » nous propose une photos de famille de toutes les femmes que nous sommes, quels que soient nos choix de vie ! Cette pièce est drôle, émouvante et nous rappelle des évènements importants dans l’histoire des libertés de la femme sans nous ennuyer un instant, toujours avec un humour décapant. Le propos en toile de fond : on parle de nous avec bienveillance et on ne juge pas ! »

Catherine: “Lorsque Guylène m’a proposé la pièce je l’ai lue d’un trait et je l’ai trouvée hilarante et extrêmement intéressante en même temps. Le thème de la femme est et restera toujours un thème d’actualité.

Qu’est ce qui vous plaît particulièrement dans cette pièce ?

Guylène: « C’est cette voix donnée à des femmes dans leur quotidienneté sur 4 générations, un style où la comédie permet de parler de l’évolution du féminisme, un mot que l’on hésite parfois à prononcer.« 

Annick: « En une heure trente, une palette incroyable de personnages féminins est déclinée sans jugement, avec beaucoup d’humour, de tendresse et de bienveillance ! Voilà pourquoi j’aime cette pièce.

La cerise sur le gâteau pour chaque comédienne ?

Incarner quatre femmes très différentes, chercher qui sont ces femmes pour les faire vivre sur scène. Et puis interpréter des chansons parodiées sur des airs qui nous renvoient à nos souvenirs des années 70, 90 et 2000 jusqu’à « Veil ! » dans les années 2010 !

Catherine: « Moi personnellement, c’est le fait de jouer 4 personnages dans une seule pièce. On en a rarement l’occasion même s’il s’agit d’une génération de femmes de la même famille. C’était pour moi un challenge et une envie immense de me lancer dans cette nouvelle aventure théâtrale. »


Quels ont été les plus gros défis de cette mise en scène ?

Guylène: « C’est un texte exigeant et complet. Les actrices jouent la comédie, chantent et dansent ! De plus chaque actrice interprète 4 personnages différents. Leur étude pour faire émerger les différentes personnalités a permis d’approfondir le texte. Un travail passionnant ! »

Annick: « Garder un rythme et une dynamique tout en se glissant dans la peau d’un nouveau personnage à chaque scène. Chacune de nous assure une lignée de femme des années 50 à aujourd’hui, sous le regard bienveillant de Simone.« 

Catherine: « Pour moi ce fut pour sûr les chansons… nous chantons un peu… pas facile puisque je ne suis pas chanteuse à la base mais ensemble avec Guylène, Annick et Iris cela marche très bien – elles me soutiennent – ce sont de bien meilleures chanteuses que moi ! »


Est-ce que chacune de vous a un rôle plus particulièrement pour ce qui est de l’organisation ? 

Guylène: « Le travail avec Marc Hass laisse chaque actrice avancer dans la composition des rôles, des personnages. Il attache de l’importance à la cohérence, à l’effet général. Le décor et les costumes sont très précis puisqu’ils renvoient à des années marquantes du 20ème siècle. »

Annick: « Toute l’équipe est présente pour soutenir les démarches à entreprendre.

Toute notre joyeuse bande de copines s’est attelée au démarchage des théâtres. Au final, Catherine a décroché une partie des dates au Heppel et j’ai négocié notre contrat pour jouer au Petit Salon du Teamtheater le reste des dates.

Guylène a cherché du  soutien auprès de plusieurs sponsors. Elle est à l’initiative de notre soirée « Ambassadrices » . C’est elle qui nous a fait connaître le texte de la pièce.

La rédaction et création de nos supports de communication, des pages internet dont celles du Kisskissbankbank, de notre blog et de FB ont été réalisés et pilotés par Aline Profit.

Iris nous soutient avant chaque répétition pour tirer le meilleur de nous sur scène. C’est notre guide également pour le chant et la préparation des chorégraphies, le travail de la voix et du rythme musical.

Pour ma part, je suis allée également à la rencontre des auteurs, à Paris et à Avignon pour négocier les droits car jusqu’à présent la pièce n’a jamais été jouée en dehors des deux troupes françaises créées par les auteurs et comédiennes. »


Pourquoi le choix d’une pièce avec quatre femmes ? 

Guylène: « Il y a peu de bons textes écrits pour des femmes. Les grands rôles sont pour la plupart écrits pour des hommes. Et quand il y a des femmes dans un texte, le plus souvent elles sont très jeunes, avec des problématiques de trentenaires, traitées à la manière des Boulevards. Avec « Et pendant ce temps Simone veille », on a un texte solide et des rôles à dimension politique autant que comique. Autant dire qu’il y a de la matière à débattre avec nos enfants, nos conjoints, nos ami(e)s, et bien au-delà. Il ne s’agit pas de passer un message aux femmes seulement. Tout le monde est concerné« 

Annick: « Après avoir lu le texte, je suis allée voir la pièce à Paris et à Avignon, à la rencontre des comédiennes et auteurs pour négocier les droits. C’était magique !« 

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Informations

Texte: Corinne Berron / Bonbon / Hélène Serres / Vanina Sicurani / Trinida

Actrices: Annick Albini-Jacob / Iris Krause / Guylène Péntek / Catherine Stuhlmann
Mise en scène: Marc Alexander Haas
Communication: Aline Profit
Coproduction: Désir de scène & BühnenWerk

Le site internet des Simones : https://4simones.wordpress.com/blog/

Page Facebook : https://www.facebook.com/4simones/

Extraits de textes et répétitions : https://soundcloud.com/simone-munich-210582421

Réservations

Dates: du 4 au 7 mai au Teamtheater à 20h

Lieu: Teamtheater Tankstelle, 2a am Einlaß, Munich

Puis

Mercredi 10 mai, jeudi 11 mai, vendredi 12 mai, samedi 13 mai à 20h

Lieu: Théâtre Heppel und Ettlich, Feilitzschstr. 12, Munich

Réserver par e-mail: 4simones@gmx.de

Réserver par téléphone: 0176 383 397 99

Ils ont aimé la pièce…

Excellent

« La dérision et en même temps la profondeur, voilà un mélange qui détonne dans la façon de traiter la condition de la femme et nous questionne en même temps tout en nous faisant rire à gorge déployée. Bravo , on a passé un très bon moment. »

À voir de toute urgence!

« J’ai adoré cette pièce. On rit toute la durée de la pièce tout en se cultivant! »

A voir absolument  

« C’est au-delà du descriptible, nous sommes passés par tous les sentiments. C’est plein de joie, d’humour, de bonne humeur. Les textes sont profonds. »

Avis de spectateurs de la pièce jouée à Paris

Bonne pièce à tous !

Expo « Dogs in the City » de Nir Avner

Bonjour à tous,

changement de registre aujourd’hui, on parle d’exposition photo. Si vous êtes allés voir les Camaïeux récemment, vous avez pu voir Nir Avner dans deux des rôles secondaires. C’est également lui qui a fait les photos de l’article pour vous présenter les deux pièces de Musset. Je vous propose de retrouver son travail dans une exposition au Salon Irkutsk à Munich pour les deux semaines à venir.

Dogs in the City de Nir Avner

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Biby a été adoptée dans son jeune âge

Ce photographe franco-israelien qui vit et travaille à Munich, a choisi les chiens comme thème de prédilection. Installé depuis 4 ans à Munich, il a décidé de consacrer une première exposition aux chiens de sa nouvelle ville d’adoption et en collaboration avec un deuxième photographe sino-neo-zelandais, qui lui, photographie les Munichois.

Cette série de photos a pour objectif de documenter les vies des chiens de cette ville, à travers des situations que l’on voit au quotidien, sans pour autant prêter attention, et tout en mettant en avant le point de vue des chiens.

Interview

Bonjour Nir, merci de nous faire découvrir ta passion et ton expo. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur toi? Comment es-tu arrivé à Munich ?
Nir:  Mon amie est allemande et habite ici. Lors de sa visite à Nice, où j’habitais à l’époque, elle m’a demandé pourquoi je n’essaierais pas de venir m’installer à Munich afin de trouver des clients plus facilement. De caractère très aventureux, j’ai réfléchi 2 minutes et me suis dit « pourquoi pas »… Qui ne tente rien n’a rien ! Un  mois plus tard, j’ai vidé mon appartement, tout mis dans ma Ford Focus (matériel studio et spots compris :), et pris la route direction Munich. C’était le mois d’août et j’ai trouvé de suite la vie ici plus agréable… j’ai vite trouvé des clients à photographier dans l’Englsichergarten. Voilà! L’univers m’a fait signe que ma place était ici…
Qu’est-ce qui te plait à Munich plus particulièrement ?
Nir: Munich me plait en sa totalité: le jardin anglais avec l’Isar, poumon d’air en plein centre ville, là où j’habite vers Ostpark. Munich est une ville avec beaucoup d’âme – C’est justement ce qui me plait ! Je découvre chaque fois de nouveaux quartiers… J’ai du mal à choisir un endroit qui me plait le plus…

NirAvner

Sa biographie

Nir Avner est né en 1976 en Israël.

Photographe autodidacte, à travers ses expériences variées, a t-il pu développer son propre style visuel et, ainsi découvrir ses thèmes de prédilection : les chiens, la nature et la relation que l’être humain tient avec cette dernière. De caractère très optimiste, il a fait le choix de montrer toute la beauté que ce monde a de mieux à nous offrir, sans se voiler la face. Avec la série Dogs in the City, ses photos racontent la vie quotidienne des chiens qu’il rencontre. Ces situations de tous les jours que vivent les chiens en accompagnant leurs maîtres : dans la voiture, au travail, à la maison, au café… et toujours du point de vue du chien. Bénévole au sein de la S.P.A. à Munich, il photographie les chiens et les chats qui cherchent leur nouvelle maison. Depuis quelques mois, un nouveau thème attise sa curiosité – le nu artistique dans la nature. Son objectif est de montrer la beauté du corps humain, tel qu’il est, sans aucun critère préalable dans le choix des modèles. Et ainsi questionner la relation que nous avons avec mère nature – la source de nos origines.

1976 Naissance à Rishon Lezion, Israel
2010 Formation de photographie à la Villa Thiole, Nice

Nir Avner vit à Munich et travaille dans le monde entier

Expositions:
2016 Five Hundred Artists say Hello, Munich Artists groupe
2016 Häppy Art, Munich
2017 Exposition photo annuelle, oragnisée par Kunstverein Freisinger Mohr e.V., Freising
2017 Salon Irkutsk, Munich

Expositions prévues

2017 Kosmos Café, Munich
2017 Vitrine Dinisl, Marienplatz, Munich
2018 Galerie Ingo Seufert, Munich (Exposition de groupe)

Des idées ? Des suggestions ? N’hésitez pas à me contacter 🙂 Sarah

Musset par Les Camaïeux

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Au théâtre Heppel un Ettlich, on a toujours un peu l’impression d’être transporté dans un autre temps. Autour des chaises habillées de tissus et des rideaux de velours, on se croirait presque dans un petit théâtre parisien.
Merci à Nir Avner pour les photos !

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La contesse inquiéte pour sa fille – « Il ne faut jurer de rien »

Les Camaïeux présentent Musset

« L’honnêteté d’une femme qui triomphe des manœuvres du séducteur est le thème évoqué avec humour et esprit dans les deux Proverbes. » Les mots de Françoise Hoecherl, directrice de la troupe résume ces deux pièces.
Le lever de rideau se fait sur un air de piano et dévoile un décor de France du XIXe siècle. Ce soir, c’est Musset qui nous emmène dans un autre temps pour nous rappeler celui des galanteries et des mariages arrangés. Deux pièces sont présentées au public « Il ne faut jurer de rien » (1836) et « Un caprice » (1837) d’Alfred de Musset.

Il ne faut jurer de rien

La première scène s’ouvre sur une querelle entre Van Buck et son neveu Valentin. L’oncle souhaiterait marier son neveu trop dépensier mais ce dernier pense que toutes les femmes sont fausses et déclare en parlant du mariage “il faut bien mourir une fois dans sa vie”.
Valentin: « Une femme devrait être une herbe dans un pré et non une ombre dans une caisse

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Van Buck et son neveu

Réplique qui nous rappelle l’un des thèmes favoris de l’époque: le refus du mariage par peur de se voir enfermé dans une relation vouée à l’échec puisque l’amour est éphémère.
Cette première scène, très dense et rythmée des coups de colère de l’oncle introduit les scènes suivantes qui se développent autour de Valentin et de son refus de mariage.
On alterne ensuite entre des scènes au Château de Mantes avec la baronne et sa fille qui doivent rencontrer Valentin, et des scènes en extérieur. Le dénouement nous rappelle au nom de la pièce, “il ne faut jurer de rien” lorsque Valentin est finalement pris à son propre jeu.

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La baronne et le prêtre au Château de Mantes

« Musset livre une pièce comique axée sur l’analyse des relations humaines.On y rit de bon cœur à chaque scène et sans arrière pensée. Abordant des thèmes plutôt grinçants il termine pourtant sur une touche d’espoir: il ne faut jurer de rien! » – Les Camaïeux

Un Caprice

« Mathilde, femme vertueuse, aimante et désarmée est l’épouse de Monsieur de Chavigny. Celui-ci est un séducteur. Mais face à madame de Léry, femme mondaine, aguerrie et amie de Mathilde il perd la face. Le jeu est inversé. Chavigny reconnaît ses erreurs … » – Les Camaïeux

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Les décors, les personnages en costumes nous rappellent à une autre époque durant laquelle on entendait également des phrases comme “la jeunesse n’est plus ce qu’elle était ». En entendant le texte, le spectateur se dira à lui-même qu’il y a des idées qui traversent les temps et les générations. Deux pièces qui nous transportent et nous font prendre de la distance pour une réflexion sur notre époque et les rapports entre hommes et femmes.

La troupe

La troupe des Camaïeux existe depuis 1985 au rythme d’au minimum une pièce par an. Elle a présenté une quarantaine de pièces.
Un mot de Françoise, la metteur en scène: « J’ai choisi « Un Caprice « que je considère être un petit bijou, une perfection. « Il ne faut jurer de rien » car c’est très drôle, les personnages sont vivants, cependant j’ai coupé dans ce texte des longueurs et des allusions désuètes et démodées pour qu’elle soit plus courte et fluide. »

Françoise joue elle-même la baronne dans « Il ne faut jurer de rien », un personnage excentrique, disjoncté.
La Compagnie des Camaïeux vous invite à passer «Une soirée chez Musset» avec deux Comédies-Proverbes, une pièce comique «Il ne faut jurer de rien» et une pièce légère et moraliste «Un Caprice».

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Réservations

Dates : du vendredi 10 au dimanche 12 mars à 20h
puis encore du vendredi 5 au dimanche 7 mai à 20h

Lieu: Theater Heppel & Ettlich
Feilitzschstr.12 80802 München
Prix : 16 € – réduit : 10 €
Où réserver : www.heppel-ettlich.de, tel:089/38 88 78 20
ou sur le site des Camaieux, renseignements@lescamaieux.de, tel 089/ 64 49 10
Des idées ? Des suggestions ? N’hésitez pas à me contacter 🙂 Sarah